Immigration française

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En 1608, l'explorateur Samuel de Champlain fonda la première colonie française permanente à Québec. Il a également exploré la région qui est maintenant le nord de l'État de New York.

Ce n'est que soixante ans plus tard que les Français ont commencé à s'étendre vers le sud. En 1673, Jacques Marquette et Luis Joliet ont exploré la partie centrale du fleuve Mississippi. Ils ont été suivis par Robert Cavalier de LaSalle qui a navigué sur le Mississippi jusqu'au golfe du Mexique et a revendiqué tout le territoire pour la France. Il nomma le territoire Louisiane en l'honneur du roi Louis XIV.

Les Français ont établi des colonies dans ce qu'ils ont appelé la Nouvelle-France à Detroit, St. Louis, Memphis, Natchez et Mobile. Les plus grandes colonies se trouvaient dans la basse vallée du Mississippi, où le sol fertile et le climat chaud ont permis aux colons d'établir des fermes et des plantations prospères. La Nouvelle-Orléans, fondée en 1718, est devenue un port maritime et un centre commercial très fréquentés.

L'immigration française en Louisiane était réservée aux catholiques romains et les protestants français (huguenots) qui voulaient vivre en Amérique avaient tendance à s'installer dans les colonies anglaises. Grâce au travail des missionnaires et des prêtres français, l'Église catholique s'est bien établie dans la vallée du Mississippi.

Au milieu du XVIIIe siècle, la population de la Nouvelle-France était de 80 000 habitants. Celle-ci était dispersée sur une vaste zone alors que la population anglaise de 1 500 000 habitants était concentrée dans treize colonies le long de la façade atlantique.

En 1754, la guerre éclate entre les colons français et anglais. Le général Edward Braddock est envoyé en Amérique pour commander les forces anglaises. Lors de sa première campagne, il dirigea une armée de réguliers anglais et de milices coloniales contre le fort Duquesne (Pittsburgh) contrôlé par les Français. Cependant, ils ont été vaincus par une combinaison de forces françaises et amérindiennes.

Lorsque William Pitt devint premier ministre en 1757, il envoya des renforts en Amérique. Cela a permis aux Anglais de s'emparer du fort Duquesne et du fort Niagara. L'année suivante, il nomme le général James Wolfe commandant des forces anglaises et, en 1759, il bat les Français dirigés par Louis Joseph Montcalm à Québec.

Aux termes du traité de Paris (1763), l'Espagne a reçu Saint-Louis, la Nouvelle-Orléans et le territoire de la Louisiane à l'ouest du Mississippi. En 1803, il est restitué à la France et trois ans plus tard, il est vendu aux États-Unis.

Les Français ont repris l'émigration vers l'Amérique au 19ème siècle. Beaucoup étaient des réfugiés politiques fuyant l'échec de la révolution de 1848. En 1851, plus de 20 000 immigrants français arrivèrent aux États-Unis et le journal français, Le Républicain, a commencé à être publié à New York. Il y avait aussi des journaux de langue française publiés à Philadelphie et à Charleston.

La perte de l'Alsace-Lorraine pendant la guerre franco-prussienne a également entraîné une augmentation de l'immigration française. La vie citadine la plus préférée et s'est installée à New York, Chicago et la Nouvelle-Orléans. Cependant, quelques colonies françaises ont été établies pendant le Middle West.

Au début de la guerre civile, la communauté française tenait à montrer son soutien à l'Union. Les gardes Lafayette, compagnie entièrement française, étaient dirigées par le colonel Régis de Trobriand. Le 55th New York Volunteers était aussi majoritairement composé de Français.

Après la guerre civile, il y a eu une forte augmentation du nombre de Canadiens français arrivant aux États-Unis. En 1900, il y avait plus de 134 000 Canadiens français dans le Massachusetts (16 % de la population étrangère de l'État). D'autres endroits où les Canadiens français se sont installés comprenaient le Rhode Island, le Maine et le Vermont.

De 1820 à 1900, plus de 353 000 personnes de France ont émigré en Amérique. Le recensement de 1930 a révélé qu'il y avait 135 592 personnes vivant aux États-Unis qui sont nées en France.

Une enquête menée en 1978 a révélé que depuis 1820, plus de 751 000 personnes ont émigré aux États-Unis depuis la France. Cela s'élevait à 1,5 pour cent de l'immigration étrangère totale au cours de cette période.

La rivière que nous avons nommée pour Saint-Louis, qui prend sa source près de l'extrémité inférieure du lac des Illinois, m'a semblé la plus belle et la plus propre à la colonisation. L'endroit où nous sommes entrés dans le lac est un port très commode pour recevoir les bateaux et les mettre à l'abri du vent. La rivière est large et profonde, regorgeant de poissons-chats et d'esturgeons. Le gibier y est abondant ; bœufs, vaches, cerfs, biches et dindes s'y trouvent en plus grand nombre qu'ailleurs.

Un colon ne passerait pas dix ans à abattre et à brûler les arbres ; le jour même de son arrivée, il pouvait mettre sa charrue en terre. Après avoir semé des grains de toutes sortes, il pouvait se consacrer surtout à planter la vigne et à greffer des arbres fruitiers ; à habiller des peaux de bœuf, de quoi faire des souliers ; et avec la laine de ces bœufs, il pouvait faire des étoffes beaucoup plus fines que la plupart de celles que nous rapportons de France. Ainsi il trouverait facilement à la campagne sa nourriture et ses vêtements, et il ne lui manquerait que du sel.

Nous n'avons rien vu de semblable à cette rivière dans laquelle nous entrons, quant à la fertilité de son sol, ses prairies et ses bois ; son bétail, ses wapitis, ses cerfs, ses chats sauvages, ses cygnes, ses canards, ses perroquets et même son castor. Il y a beaucoup de petits lacs et rivières. nous y avons trouvé un village appelé Kaskasia, composé de 74 cabanes. ils nous reçurent très bien, et m'obligèrent à promettre que je reviendrais les instruire. Un des chefs de cette nation, avec ses jeunes gens, nous escorta jusqu'au lac des Illinois.


Politique d'immigration française : l'histoire se répète ?

Les électeurs français se rendront aux urnes pour le premier tour de l'élection présidentielle le 22 avril. L'immigration et l'identité nationale sont apparues comme des sujets clés dans le débat entre les quatre candidats en tête : Nicolas Sarkozy de l'UMP conservateur, Ségolène Royal du Parti socialiste (PS), le candidat centriste François Bayrou et Jean-Marie Le Pen, le leader du Front National d'extrême droite. Un résumé du débat sur l'immigration en France se trouve dans l'analyse de cette semaine sur la page d'accueil du FPA. Dans cet article, je soutiens que depuis l'arrivée du Front National sur la scène politique, il a joué un rôle considérable dans l'élaboration de la politique d'immigration du pays, car les gouvernements conservateurs et socialistes visaient à tenir cette force d'extrême droite à distance. .

Nous examinerons l'évolution de la politique d'immigration de la France et le débat sur les candidats dans une série de blogs au cours des prochains jours. La première partie de notre série se penchera sur la politique d'immigration dans les années 1980 et 1990.

Politiques contestées : la politique d'immigration de la France dans les années 1980

L'élection de François Mitterrand en tant que premier président socialiste de la cinquième république a donné à la politique d'immigration en France un visage plus humain, après l'arrêt de l'immigration légale en 1974 et l'introduction de mesures restrictives pour réduire l'immigration illégale en 1980 (par le biais des lois dites Bonnet ). Dans les premiers jours euphoriques de la victoire socialiste, le gouvernement a souligné la nécessité de mettre fin aux insécurités rencontrées par les migrants en ce qui concerne leur statut juridique et a entrepris d'améliorer la situation héritée de vingt ans de régime conservateur. Ainsi, l'expulsion de tous les étrangers nés en France a été suspendue, la régularisation rétroactive des immigrés clandestins entrés sur le territoire avant le 1er janvier 1981 a été instaurée et les immigrés ont obtenu le droit de constituer des organisations d'intérêt. Ce dernier reste crucial pour le débat sur l'immigration aujourd'hui, car de puissants groupes de défense des droits civiques tels que SOS Racisme et MRAP émergé de ce changement de cadre juridique. Entre 1981 et 1986, la France a connu une augmentation sans précédent de la législation sur les questions liées à l'immigration : 16 lois, 79 décrets et 220 circulaires ont été publiés pendant cette période. immigrés légaux.

Alors que le Front National a commencé à faire des incursions dans les élections locales au début des années 80, remportant les élections municipales clés, les socialistes ont rapidement commencé à revenir à la ligne traditionnelle et restrictive. Face à la montée du chômage, liée en partie à la présence de migrants par les médias, les socialistes ont commencé à réorienter leur politique dans une dernière tentative de gagner en crédibilité auprès de l'électorat français sur la question. Il s'en est suivi la réintroduction d'un ancien programme de rapatriement qui accordait aux migrants une compensation financière s'ils retournaient dans leur pays d'origine et un durcissement de la législation déjà existante selon laquelle les immigrants devaient prouver leur statut d'emploi avant d'obtenir le statut de résident. Dans les années qui ont précédé 1986, la politique du gouvernement est devenue tellement truffée d'éléments contradictoires, tous légitimés par référence au français le républicanisme, que tant le FN que les organisations d'immigrants ont vu une énorme augmentation de l'adhésion et de l'activisme. Selon de nombreux analystes, la tentative des socialistes de satisfaire toutes les parties s'est avérée sa plus grande pierre d'achoppement lors des élections de 1986.

Suite à la victoire des conservateurs aux élections législatives de 1986, Jacques Chirac devient Premier ministre sous Mitterrand. Son gouvernement a fait face à la tâche difficile de reconquérir l'électorat qui avait été influencé par le FN, en lui donnant un siège au parlement. Les lois Pasqua de 1986 ont facilité l'expulsion des immigrés et ont donné aux préfets et maires locaux leur mot à dire sur les personnes à renvoyer, localisant le débat. En conséquence, les chiffres des expulsions en France ont doublé seulement trois mois après l'introduction de cette nouvelle législation, accompagnée de manifestations de rue par des groupes anti-immigrés. Pour tenter d'éloigner le débat sur la nationalité française des arguments populistes du FN, les conservateurs ont proposé de modifier l'attribution automatique de la nationalité française. Ce plan s'est retourné contre lui, donnant à Jean-Marie Le Pen un forum encore plus grand pour ses idées. Le retour d'un Premier ministre socialiste sous Michel Rocard et plus tard Edith Cresson signifiait un renversement progressif des lois Pasqua.

La soi-disant "affaire du foulard" à la fin des années 80, dans laquelle trois étudiants musulmans ont été interdits d'assister aux cours parce qu'ils refusaient d'enlever leurs foulards à l'école, a déclenché un tollé de l'opinion publique sur la séparation de l'Église et de l'État et sur la degré auquel les migrants devaient observer les traditions françaises. Ce débat houleux a mis en évidence les écarts qui subsistaient encore entre l'inclusion effective des migrants dans la société et la tolérance de leurs différences religieuses et culturelles respectives. Pour répondre à ces questions, le gouvernement a créé en 1989 le Haut Conseil d'Intégration, un nouvel organe de l'État pour relever le défi de la coordination des programmes d'intégration locale en 1989. Mais même la création d'une nouvelle institution ne pouvait remédier aux contradictions profondément enracinées au sein de la France système d'immigration.

Attaché aux années 󈨞

Les années 1990 ont été la période la plus déroutante en matière de législation sur l'immigration en France : des émeutes raciales et un nouveau débat sur le foulard musulman ont donné au FN plus de motifs pour son argument populaire selon lequel l'identité nationale du pays était érodée par les étrangers. Les violentes émeutes à Lyon et à Paris ont été un signe précoce de la crise profonde de la cohésion sociale du pays qui n'est toujours pas résolue aujourd'hui, née de la marginalisation sociale et économique et de l'exclusion de nombreux immigrés de deuxième et troisième génération du pays.

Au cours de la même période, les organisations d'immigrés se sont fait entendre dans le débat politique, ce qui a contraint le gouvernement à lancer une politique de régularisation au cas par cas, politique désormais prônée par l'espoir présidentiel Ségolène. Royal. Les lois sur la nationalité sont passées de restrictives à plus libérales, avec la loi Gigou de 1998 réintroduisant le droit automatique à la nationalité française pour les enfants nés en France de parents étrangers. Des institutions ont été créées pour gérer le logement des immigrants et les fonds sociaux, mais elles étaient chroniquement sous-financées. Reléguée à la périphérie des grandes villes, aliénée par un système qui prétendait respecter la diversité mais s'appuyait largement sur les traditions françaises laïques transmises par l'éducation, la sous-culture immigrée a commencé à jouer un rôle de plus en plus important.

Le milieu des années 90 a vu un flot de législations qui ont restreint le droit d'asile, introduit des règles plus strictes pour la nationalité française et facilité l'expulsion. Charles Pasqua était revenu en tant que ministre de l'Intérieur de centre-droit et avait introduit un ensemble de règles très impopulaires en 1986. La loi dite "Pasqua I" a annulé le jus soli principe selon lequel toute personne née sur le territoire français était quasi automatiquement citoyen français. Les enfants immigrés devaient désormais certifier leur volonté d'assimilation (PAS d'intégration!) après 15 ans sur le territoire français, facilitant l'expulsion des clandestins de longue durée en quelques heures. Son successeur a donné aux préfets locaux le droit d'expulser les étrangers sur place, ce que seul le ministre de l'Intérieur pouvait faire avant 1996. L'insécurité parmi les migrants résidents a augmenté, tandis que l'afflux de ressortissants étrangers en France était pratiquement nul.

Jurant de mettre un terme au « football électoral » (Maxim Silverman) que les gouvernements conservateurs et socialistes consécutifs ont joué avec le portefeuille de l'immigration, le Premier ministre socialiste Lionel Jospin a ordonné un examen approfondi de toutes les politiques liées à la migration. Le spécialiste des migrations Patrick Weil s'est vu confier le poste, bien que ses conseils aient presque conduit à une crise majeure au sein du gouvernement socialiste. Les critiques ont estimé que Jospin était en train de plonger dans les bols du RPR et du FN pour parvenir à un consensus largement partagé. Le rapport Weil avait un objectif principal : « s'éloigner de la rhétorique d'incrimination et de suspicion » qui avait dominé le cadre politique dans les années 70 et 80. Tout en restant ferme sur la migration illégale, Weil a suggéré une approche des causes profondes qui aborde les problèmes de développement dans les pays d'origine des migrants, comme l'Afrique du Nord. La plupart des suggestions de Weil ont été considérablement édulcorées pour les rendre acceptables pour les parlementaires français et, sous cette forme, n'ont pas atteint l'objectif initial de Weil d'augmenter l'acceptation des immigrants en France. Trop freinés par la menace des prochaines élections, les plans ambitieux du gouvernement Jospin d'introduire une politique globale d'immigration se sont avérés trop courts pour un dollar. À part céder à la pression publique et légaliser 80 000 « sans papiers » (migrants illégaux), ce dernier gouvernement socialiste des années 1990 n'avait pas grand-chose à montrer.

Les années 1980 et 󈨞 sont de bons exemples de la mosaïque de politiques poursuivies par différents gouvernements au fil des ans. Avec des politiques qui ont radicalement changé, parfois en quelques mois, une grande partie de la population immigrée de la France s'est retrouvée dans une situation de précarité. Pendant ces deux années, peu a été fait pour aider à l'intégration active des migrants, pour la plupart relégués dans des quartiers d'habitat social en dehors des grandes villes françaises. La formation des types de ghettos décriés lors des violentes épidémies de l'automne et de l'hiver 2005/2006 trouve son origine dans les politiques ratées et en constante évolution des années 70, 80 et 90.

La deuxième partie de notre série examinera les développements entre la fin des années 1990 et aujourd'hui pour aider à comprendre et à contextualiser les suggestions faites par les candidats à la présidentielle avant le vote de la semaine prochaine.


Persécution et exil

Bataille d'Ivry, 1590

Les guerres civiles ont suivi. Le 4 mars 1590, le prince Henri de Navarre a mené les forces huguenotes contre la Ligue catholique à la bataille d'Ivry en Normandie, ce qui lui a valu une victoire décisive. Puis, le 13 avril 1598, en tant que nouvellement couronné Henri IV, il promulgua l'édit de Nantes, qui accordait aux huguenots la tolérance et la liberté de pratiquer leur culte à leur manière.

Pendant un temps, au moins, il y avait plus de liberté pour les huguenots. Cependant, environ cent ans plus tard, le 18 octobre 1685, Louis XIV révoque l'édit de Nantes. La pratique de la religion « hérétique » était interdite. Les huguenots ont reçu l'ordre de renoncer à leur foi et de rejoindre l'Église catholique. Ils se sont vu refuser la sortie de France sous peine de mort. Et, Louis XIV a engagé 300 000 soldats pour traquer les hérétiques et confisquer leurs biens. Cette révocation fit perdre à la France un demi-million de ses meilleurs citoyens. Ce n'est que le 28 novembre 1787, après que les États-Unis d'Amérique eurent obtenu leur indépendance de l'Angleterre, que le marquis de Lafayette, impressionné par le fait que tant de dirigeants américains étaient d'origine huguenote, persuada Louis XVI et le Conseil français d'adopter un édit de tolérance garantissant la liberté religieuse à tous en France.

Pendant toute la période comprise entre le début du XVIe siècle et 1787, des milliers de huguenots ont quitté leurs foyers en France pour d'autres pays en raison de vagues récurrentes de persécution. Comme Esther Forbes l'a écrit dans Paul Revere et le monde dans lequel il a vécu (Boston : Houghton Mifflin Company, 1942) :

La France avait ouvert ses veines et versé son meilleur sang en se vidant de ses huguenots, et partout, dans tous les pays qui les recevraient, cette étonnante souche agissait comme un levain.


Chronologie

Ces sources fournissent une chronologie de l'immigration française de 1945 à 1974 et incluent des facteurs socio-économiques et politiques qui ont influencé le processus. Ils détaillent comment le gouvernement français a surveillé de près l'économie de l'immigration pour éclairer ses politiques.

  • Assouline, David et Lallaoui, Mehdi. Un siecle d’immigrations en France (de 1945 a nos jours) Du chantier a la Citoyennete? Paris : Au Nom de la courte Mémoire (octobre 1997)

Cette source met un accent particulier sur l'évolution des droits civiques des immigrés dans le temps. Les auteurs discutent de l'importance de la politique française permettant aux familles des travailleurs immigrés de les rejoindre en tant que résidents permanents en France, entre autres développements politiques qui ont aidé les immigrés à s'intégrer dans la communauté française.

  • Tapinos, Georges. “L’immigration étrangère en France de 1945 à 1973.” Cahier de L’I.N.E.D., Tome 30 Numero 2 (1975) pp 315-317

L'article de l'auteur dans le I.N.E.D. (National Institute for Demographic Studies) divise la période de temps en trois phases distinctes d'immigration, comme le confirment les chiffres économiques et démographiques.


Le drapeau de la France est l'un des six drapeaux qui ont flotté au-dessus du Texas, mais tout ce que beaucoup de gens savent de la présence française au Texas est le malheureux explorateur Cavelier de La Salle, le légendaire pirate Jean Laffite, ou la musique et la nourriture cajun. Pourtant, les Français ont apporté des contributions durables à l'histoire et à la culture du Texas qui méritent d'être largement connues et appréciées. Dans ce livre, François Lagarde et treize autres experts présentent des articles originaux qui explorent la présence et l'influence françaises sur l'histoire, les arts, l'éducation, la religion et les affaires du Texas depuis l'arrivée de La Salle en 1685 à 2002.

Chaque article couvre une figure ou un événement important de l'histoire France-Texas. Les articles historiques enquêtent de manière approfondie sur les premiers colons et explorateurs français, les pirates et corsaires français, les bonapartistes du Champ-d'Asile, les Français de l'Alamo, Dubois de Saligny et la reconnaissance française de la République du Texas, les utopistes du XIXe siècle Icarie et La Réunion, et les missions catholiques françaises. D'autres articles traitent de l'immigration française au Texas, notamment de la fondation de Castroville, des Cadiens au Texas et de la présence économique française au Texas aujourd'hui (la première étude de ce type jamais publiée). Les articles restants portent sur les peintres Thérapeute et Marie Gentilz, le sculpteur Raoul Josset, l'architecture française au Texas, les voyageurs français de Théodore Pavie à Simone de Beauvoir qui ont écrit sur le Texas et l'héritage français dans l'éducation au Texas. Plus de soixante-dix illustrations en couleurs et en noir et blanc complètent le texte.

François Lagarde est professeur associé de français à l'Université du Texas à Austin.


300 ans de culture française en Alabama

Steve Murray : Le mobile est antérieur à la Nouvelle-Orléans ! Un fort militaire et un village surnommé « La Mobile » ont été fondés en 1702 par deux frères canadiens-français, Pierre Le Moyne d'Iberville et Jean-Baptiste Le Moyne. La colonie a été la première colonie européenne permanente sur le golfe du Mexique et est restée la capitale du territoire français de la Louisiane jusqu'en 1720. Le premier Mardi Gras jamais enregistré dans l'histoire américaine a été organisé à Mobile. Mais en 1763, le traité de Paris mettait fin à la guerre de Sept Ans – également connue sous le nom de guerre française et indienne en Amérique du Nord – et la France cédait à la Grande-Bretagne ses territoires à l'est du Mississippi. Les Français ont quitté l'Alabama et se sont retirés à la Nouvelle-Orléans, devenue la capitale de la Louisiane française en 1722.

Les Français ont-ils exploré d'autres régions de ce qui est aujourd'hui l'Alabama ?

En 1717, des explorateurs et des colons français ont remonté la rivière Alabama depuis Mobile et ont établi le fort Toulouse près d'un village de Native Creek au confluent de deux rivières près de la ville actuelle de Wetumpka, à vingt miles au nord de Montgomery, l'actuelle capitale de l'État. Revendiquant l'intérieur de ce qui allait devenir l'Alabama et battant les commerçants britanniques et écossais qui avaient commencé à venir par voie terrestre des colonies de l'Est, les Français remportèrent une victoire décisive à une époque de compétition entre les puissances européennes pour les terres et les ressources en Amérique du Nord. Fort Toulouse est devenu un important centre commercial où les Français échangeaient des peaux de daim, très demandées en Europe à l'époque, avec les tribus autochtones. Le fort a été abandonné lorsque les Français ont perdu l'Alabama au profit des Britanniques, mais les produits de commerce français tels que les perles de verre, la porcelaine, l'argent et les armes à feu font maintenant partie des collections du Museum of Alabama. La palissade, la caserne et les quartiers des officiers du fort ont été fidèlement reconstitués et le site est aujourd'hui un parc historique national.

Quels autres objets français sont conservés aux Archives de l'Alabama ?

Un petit canon français a été abandonné lorsque les Français ont abandonné Fort Toulouse. Il s'est finalement rendu à Montgomery et fait partie de la collection de notre musée depuis 1901. C'est l'un de nos artefacts les plus précieux. Nos collections détiennent également la fortune de William Rufus King, un riche planteur de coton de l'Alabama qui fut ministre [ambassadeur] en France de 1844 à 1846. Pendant son séjour à Paris, il organisa de somptueux dîners pour la cour du roi Louis Philippe et amassé une étonnante collection de porcelaine, d'argent, de meubles et d'art chinois. Un autre de nos articles est une bande de papier peint de 45 pieds de long représentant des scènes de la colonie de vignes et d'oliviers dans le comté de Marengo.

Une section du papier peint de la colonie de vignes et d'oliviers. © Département des archives et de l'histoire de l'Alabama

Pouvez-vous nous en dire plus sur ces colons ?

Après la défaite de Napoléon, certains de ses officiers ont immigré aux États-Unis pour échapper à la restauration des Bourbons. Ils ont obtenu des terres dans l'ouest de l'Alabama par le Congrès en 1817 et se sont mis à cultiver du raisin et des olives. Mais l'Alabama n'a pas le bon climat ou le bon sol pour cultiver l'une ou l'autre de ces cultures ! Certains des colons sont restés à Philadelphie, mais quelque 150 sont venus dans l'ouest de l'Alabama. La colonie s'était effondrée en 1825, mais les descendants des colons français vivent toujours dans cette partie de l'État. Quelques villes fondées par les bonapartistes subsistent encore aujourd'hui, dont Aigleville, Marengo et Arcole.

La culture française est-elle encore visible dans l'Alabama d'aujourd'hui ?

Les Français ont quitté la région dans les années 1760, mais il y a eu un effort considérable pour ramener l'architecture coloniale française en Alabama aux 19 e et 20 e siècles. Downtown Mobile ressemble maintenant au quartier français de la Nouvelle-Orléans. Les noms de rues de la ville rendent également hommage à notre héritage français, comme Dauphin Street, Beauregard Street, St. Louis Street, Royal Street et Bienville Square. Plus près de nous, en 1917, l'entrée des États-Unis dans la Première Guerre mondiale marque un tournant dans le conflit, mais aussi dans l'histoire de l'Alabama. L'État a déplacé son économie de la culture du coton vers l'industrie lourde, les secteurs de haute technologie et la fabrication de défense. Une vingtaine de sociétés automobiles et aéronautiques françaises exploitent désormais des sites en Alabama. Plus récemment, Airbus a ouvert une usine d'assemblage à Mobile à moins d'un mile du site de la colonie française de 1702.


French Connection de l'Alabama : un symposium sur l'histoire partagée
Département des archives et de l'histoire de l'Alabama, Montgomery
9-10 juin 2017


Virginie Guiraudon

Une partie de la diminution est due à la naturalisation d'environ 60 000 étrangers chaque année, et une partie est due à la mortalité. Pourtant, il faut souligner qu'un quart des étrangers entrés en France depuis 1990 ont depuis quitté le pays (220 000 sur 850 000 entrées depuis 1990). Ce taux de départ élevé s'explique en partie par la faiblesse de la conjoncture économique en France pendant une grande partie de cette période.

Politique et immigration

Si ces chiffres n'indiquent pas une « crise » migratoire en France, la question a néanmoins été plus fortement politisée, et depuis plus longtemps, qu'ailleurs en Europe. Des caractéristiques du système politique français contribuent à expliquer cette attention politique. Premièrement, les lois électorales françaises ont encouragé une focalisation sur l'immigration. Contrairement aux systèmes de partis multipolaires dans d'autres pays d'Europe continentale, qui encouragent des coalitions complexes dans de multiples domaines politiques, le système électoral français du vainqueur a conduit la gauche et la droite à exagérer les différences partisanes. Alors que la politique macroéconomique et industrielle cessait de diviser les questions politiques en France, en particulier avec les revirements de politique du Parti socialiste de François Mitterrand en 1983, la gauche et la droite politiques se sont emparées de nouvelles questions de société telles que l'immigration. Après des campagnes électorales nationales successives (législatives et présidentielles) au cours desquelles chaque nouveau gouvernement s'est efforcé de défaire la législation précédente, la France détient désormais un record de changement législatif dans le domaine de l'immigration. Des réformes majeures ont été adoptées en 1980, 1984, 1987, 1989, 1993, 1997 et plus récemment en 1998. Le débat politique s'est élargi au fil du temps pour inclure le rôle de l'immigration dans des questions telles que l'identité nationale, l'incorporation des migrants, la sécurité et le terrorisme. La mobilisation des forces pro et anti-migrants a alimenté le feu politique. La France est le seul pays à avoir connu un mouvement social migratoire à grande échelle au cours de chacune des trois dernières décennies : les travailleurs migrants ? grèves des loyers dans les années 1970, le mouvement de la « deuxième génération » dans les années 1980 et la sans papiers (ceux sans papiers) mobilisation dans les années 1990. La contre-mobilisation de l'extrême droite a également alimenté le débat politique sur l'immigration. Il a poussé les principaux politiciens de droite à aborder la question de l'immigration, soit pour reconquérir les électeurs de l'extrême droite, soit pour faire perdre des voix aux partis concurrents au profit du Front national.

Au début des années 1990, même si l'immigration dans toutes les catégories d'entrées légales avait baissé, le parti d'extrême droite Front national de Jean-Marie Le Pen attirait une partie importante de l'électorat avec sa demande démagogique d'expulser les immigrés musulmans de France. Les politiciens de tous les horizons politiques ont répondu en plaidant en faveur de “zéro de l'immigration,” et la coalition de droite qui est arrivée au pouvoir en 1993 ont traduit le principe de l'immigration zéro en politique. La « loi Pasqua » de 1993, du nom du ministre français de l'Intérieur Charles Pasqua, a cherché à endiguer les flux légaux restants de diverses manières : en interdisant aux diplômés étrangers d'accepter les offres d'emploi des employeurs français et en leur refusant un statut de résidence stable, en augmentant le délai d'attente pour le regroupement familial d'un à deux ans et en refusant les permis de séjour aux conjoints étrangers qui se trouvaient illégalement dans le pays avant de se marier.

Ces mesures répressives ont rendu illégaux les flux migratoires autrefois légaux. Ainsi aujourd'hui, malgré une régularisation partielle des sans-papiers en 1997, il reste encore de nombreuses personnes vivant en France dites inexpulsables-irréguularisables. Ce groupe comprend les demandeurs d'asile déboutés en provenance de pays vers lesquels il n'est pas sûr de retourner et les parents étrangers d'enfants français ne peuvent pas être expulsés, mais ne sont pas éligibles pour les titres de séjour. Ils incarnent les contradictions des démocraties libérales face à la pression migratoire, prises entre le respect des droits humains et des normes inscrites dans le droit interne et international, et une logique électorale qui conduit les politiques à adopter une position restrictive vis-à-vis de l'immigration.

La loi de 1998 sur l'immigration

Lorsque le Premier ministre socialiste Lionel Jospin est entré en fonction en 1997, il a choisi l'éminent politologue Patrick Weil pour rédiger un rapport, L’immigration et la nationalité, qui a jeté les bases d'une nouvelle loi sur l'immigration adoptée en 1998. Weil a fait valoir que la loi Pasqua de 1993 dissuadait les étudiants étrangers et les jeunes professionnels de s'installer en France. Il a ainsi privé le pays d'une source de capital humain et sapé ses intérêts nationaux dans la compétition mondiale pour les esprits les plus brillants. Les recommandations politiques de Weil étaient en fait inspirées par le modèle américain, en particulier les dispositions américaines relatives aux visas pour les immigrants hautement qualifiés. La loi de 1998 sur l'immigration a créé un statut spécial pour les scientifiques et les universitaires. D'autres mesures introduites cette année-là visaient à assouplir les conditions d'entrée de certaines catégories professionnelles hautement qualifiées. Les informaticiens gagnant plus de 180 000 FF par an, et les intérimaires hautement qualifiés gagnant plus de 23 000 FF par mois, bénéficient tous deux d'une procédure simplifiée et, s'ils obtiennent une carte d'un an, peuvent demander le regroupement familial. Malgré ces réformes, la France semble toujours à la traîne des États-Unis, de l'Allemagne et du Royaume-Uni dans sa quête d'une main-d'œuvre mobile hautement qualifiée.

Trois ans après la loi de 1998 sur l'immigration et le séjour, la gauche et la droite politiques françaises semblent s'être mises d'accord pour ne pas être en désaccord sur l'immigration, du moins au niveau national. Le nouveau consensus privilégie toujours la fonction restrictive de la politique d'immigration. Et le régime européen émergent en matière d'immigration et d'asile, négocié par les bureaucrates des ministères nationaux de l'Intérieur et de la Justice, se caractérise également par une politique générale de restriction. Pourtant, comme le Mer de l'Est épisode l'a montré, les instruments politiques tels que les visas et les sanctions aux transporteurs qui cherchent à empêcher les migrants « indésirables » d'atteindre la frontière européenne n'ont pas arrêté leur arrivée. Au lieu de cela, ils ont criminalisé le processus de migration lui-même et augmenté la demande de réseaux de passeurs et de leurs revenus. France and the European Union today are witnessing the same perverse effects that the US experienced along its Mexican border, where new restrictions in some states only redirected flows to others, and raised the price of illegal passage.


France Struggles With Its Immigrants In The Midst Of National Security Concerns

When French President Emmanuel Macron recently visited Calais, he defended his immigration policies. Talking about the 100,000 new asylum claims filed in France last year, he made a distinction in his speech between economic migrants and refugees fleeing persecution. His message was balanced yet firm. He asserted that economic migrants should be turned back, while genuine refugees allowed to stay.

French President Emmanuel Macron gives a speech in the northern port of Calais on January 16, 2018 . [+] vowing that France will not allow another migrant camp like the infamous 'Jungle' to spring up in the city. The 40-year-old centrist traveled to the northern French port ahead of a summit with British prime minister on January 18, and at a critical time for his efforts to toughen up France's migration policies. Pic: DENIS CHARLET/AFP/Getty Images

Following terrorist attacks in France two year ago, a sharp debate about immigration broke out. In addition to the National Front that never misses an opportunity to express its anti-immigrant views politically, Eric Zammour, a prominent French figure, ignited considerable controversy on television and radio programs in which he blamed all the troubles of France on French Muslim communities, particularly from North Africa, even though only 2.4 percent of the French population are originally from Maghrebian countries . A recent headline in Causeur, a popular French newspaper, proclaimed: "Immigration: France falls apart." According to journalist Elizabeth Levy, the author of the headline, "the debate over immigration in France is still impossible."

French writer and polemicist Eric Zemmour, the author of the book Le Suicide Français - Ces quarante . [+] années qui ont défait la France (The French suicide - the 40 years that defeated France) Pic: EMMANUEL DUNAND/AFP/Getty Images)

When President Macron put forward a new immigration proposal last September he announced he wanted "a complete overhaul" of his country's policy. In a sense he was engaged in a high tightrope walking act since Macron was accused of being too lax by the right and too strict by the left. The proposed law was definitely firmer on immigration than past French legislation and resembled the new German model.

The problems regarding immigration are not the same in France as they are in the United States. While French immigration policy certainly parallels American policy on concerns about national security, it diverges from U.S. immigration when it comes to integration policy . When it comes to the former, that is to say to national security, President Trump’s anti-immigrant stance is popular in some groups in France. Even if not everyone in France supports Trump's approach, the terrorist attacks there and more generally in Europe have made it impossible to dissociate immigration from national security, especially since the large waves of refugees, such as those in Calais, have created an apprehension of an invasion of the country by foreigners.

But the more complicated problem in France is in the realm of who feels a sense of belonging to the country. In 1993, the Pasqua law questioned why descendants of immigrants are barred from obtaining citizenship. Even today it is still a challenge for many descendants of immigrants to consider themselves “French.” Even well respected athletes descended from immigrant parents regularly have to prove their dedication to the blue, white and red flag. French celebrities growing up in immigrant ghettos, such as comedians Jamel Debouzze and Omar Sy, share this same problem despite their successes.

The marginalization of minorities in France is worse than elsewhere. Immigrant communities in France often live on their own in ghettos where violence, drugs and the unemployment rates are high. Public authorities often refuse to intervene, leaving these communities without police or medical assistance and feeling completely neglected by the state.

Zemmour's comments linking the problems of immigration to North African immigrants reflect a popular perception that exists for several reasons.

Muslims offer Eid al-Fitr prayers outside the Grande Mosquee de Paris (Great Mosque of Paris) in . [+] Paris on June 25, 2017. Pic: ZAKARIA ABDELKAFI/AFP/Getty Images

First of all, France's colonial ties with the Maghreb countries inevitably created a common history. French identity is linked to this colonial past. There is a deep fear of a turnaround where France itself will be transformed into a colony by a foreign cultural invasion. France also fervently defends the concept of secularism which collides with the allegiance of these immigrants to Islam. For example, offering an alternative to pork in school lunches has grown into a huge debate.

Integrating the Maghrebian community has been difficult. The first immigrants from this community came to help rebuild France following the Second World War. Yet they were not integrated, nor have their descendants integrated and instead, those descendants now live in ghettos where their living conditions are badly deteriorating and where they feel marginalized. It does not help that nearly half of those who left Europe for Syria to fight in "the jihad" there were from France. Nor does it help that there is a large number of people in these minority communities with “fiche S” status - that is to say, they are under police scrutiny, even if they are not under arrest. Add the fact that French authorities dismantled several Islamist terrorist cells linked to this community and you have the toxic mix that plagues France today.

As Elizabeth Levy says, the issue of immigration needs to be separated from the concept of national identity. A more North American approach that rationalizes immigration by metrics employing more objective criteria could gradually reduce tensions. In a sense this is what Macron's policy is trying to achieve with his "Talent Passport" initiative which could result in a better quality of immigrants from North Africa. Initiatives such as the INSEE reports tabulating better statistics about immigration will help to get a better picture of integration in France.

There is a need to leave behind the 20th century notion of a national identity based on one ethnic origin to a more modern conception based on diversity and inclusiveness. A narrow French nationalism needs to be replaced by a broader French patriotism. Until that happens, the problems of immigration will continue to plague France.


The class struggle

The next chapter begins after World War I. With economic growth strong, France needed labour. The question was entrusted to a consortium of entrepreneurs, the Société générale d’Immigration. Poland, newly independent in 1918, was a preferred source. For company owners, one of the key advantage of foreign workers was that they weren’t unionised. To protect them from any “contamination”, firms arranged with the Polish Catholic Church to provide priests for the workers. Their task, among others, was to prevent the new arrivals from joining unions.

The pattern was repeated for other European populations: Spanish, Italian or Portuguese churches were established where immigrant populations lived. The same process took place for Muslim populations, who were provided imams from their home countries. This is why organisations within the French Muslim Council (CFCM) are related to particular nations – Algeria, Morocco, Turkey, and so on.

The Great Mosque of Paris is associated with Algeria. Jean-Pierre Dalbéra/Flickr

To counteract companies’ efforts to control immigrants through their religion and ethnicity, unions organised evening French classes and assisted with citizenship. In this way, unions appear to serve as the melting pot of immigrant labour within the working class until the 1970s.

A new era began in 1974 when France closed its borders, significantly altering migration dynamics. Immigration for the purpose of work decreased while more migrants sought to bring their families. This definitive settling (and the subsequent arrival of “second generation” immigrants) occurs within a context of de-industrialisation and the decline of unions.

Under the new French immigration policy, helping immigrants preserve their cultural and religious identities served a key objective: it encouraged the return home. The state provided support to Algerian, Tunisian and Moroccan benevolent societies that served as social spaces, provided Arabic classes and provide religious services. Teachers and imams were effectively agents of immigrants’ states of origin.

The term “assimilation” is then replaced by that of “integration”. But the policy remained paradoxical, combining access to greater rights with structures that eased the immigrants’ return to home countries.


What's The History Of French Canadian Immigration Into Vermont?

There was a time when it was totally normal to hear French spoken in some of Vermont’s smallest towns and biggest cities.

This month on Brave Little State, VPR’s people-powered journalism podcast, we delve into the history of French Canadian immigration in Vermont. Every month our show takes on questions about Vermont that have been submitted and voted on by you, our audience. This month we’re considering Anglicized names, and the discrimination that some French Canadians faced in the Green Mountain State.

“I think it’s more of an underground awareness,” says Francis Tenney of Northfield, one of our winning question-askers. “The locals seem to know about French Canadian [history], but the general public doesn’t seem to know.”

Our exploration starts in the town of Derby, on the Vermont-Canada border. One of its villages, called Beebe Plain, features a main road that runs east-west, right on top of the international border.

Bertha Patenaude, who grew up in Beebe Plain in the 1950s, says the road’s name is a portmanteau — a hybrid of two words.

“Canada and U.S.A. — so they called it Canusa [Avenue],” she says. “American customs is like right here, and Canadian right here, and right here was Canusa Avenue.”

Bertha says that when she was a kid, crossing the street — and the border — used to be a regular thing.

“My mother would send us to the store, which was in Canada,” she recalled recently. “We'd cross the road, which would be in Canada, go to the store, come back, report on the American customs, go back on the Canadian side [to] walk home because there was a sidewalk, and cross when we get home.”

Bertha’s friend Simone Fortin went to Catholic school north of the border for first and second grades.

“When we left the convent, we'd come up the hill to come into Derby Line and go to the post office. They'd give us the mail and we'd go back to the house,” Simone says.

Simone’s parents were Canadian, and so was Bertha’s mom, but both women were born in Vermont. And their families were part of a French Canadian community here that ran deep.

“We grew up, you see, and we knew so many people on both sides,” Simone says. “So it was all just like one big family.”

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Today, the women can switch from English to French as easily as they used to cross the border. When asked to introduce herself, Simone opts to do it in her native language.

Mon nom c'est Simone Fortin. Je reste à Holland à peu près à 1 mile de les lignes di Canada. On a toujours bien arrangé avec nos voisins, n'a plusieurs sont Canadiens. And I just love being in Vermont … I said, my name is Simone Fortin, and I was born and I always lived in Vermont. Our parents were from Canada but they moved to Holland, Vermont. And we all love it.”

Vermont’s border towns weren’t the only communities that drew French Canadian families into the state. The mother-in-law of another of our question-askers, Marcia White, grew up in central Vermont.

Marcia lives in Gardner, Massachusetts, and she asked us this:

“What is the background of the name changes, the Anglicization of the French Canadian names?”

Marcia is a retired administrative assistant. But her true passion — she calls it an obsession — is genealogy. She was a founding member of a genealogy society in Gardner in 1993.

Marcia has followed her own family line back to England, Scotland and France. One day she got tired of researching her own family, and began looking up the names of her husband’s relatives.

Marcia’s mother-in-law was born in Waterbury. Her name was Ruth Tatro. The Tatro family knew it had some French Canadian roots, but Marcia was the one to figure out the original spelling of the name: Tetreault.

Marcia traced two other branches of the family back to Canada as well. One was Kirby, originally Corbeil, and another was Demas, originally Demers. She figures her husband’s forbears changed their names for ease of pronunciation. But she wants to know more about how and why this Anglicization happened.

According to Susan Ouellette, who teaches American history at Saint Michael’s College in Colchester, there are many reasons why people’s names got changed, “and it wasn't always on purpose.”

Susan will be our historical guide through this episode.

“The French Canadian history of Vermont is very rich and textured,” she says, “and I don't think that people give it the kind of attention that it deserves.”

We’ll hear lots more from Susan. But first, we meet a few Vermonters who are actively tracking their French-Canadian ancestry, just like our question-asker, Marcia.

They’re members of the Vermont French-Canadian Genealogy Society in Colchester, where they met on a recent Saturday.

The group owns volumes of records, allowing members to trace their heritage back hundreds of years. But they often run into an early hurdle.

“We find when we're tracing our families the last names are changed so often you have to discover what the real name is,” says Marge Allard.

Marge’s fellow society member, Sue Valley, speaks fluent French and does a lot of translating for the society. And she has a method for finding the roots of Anglicized names.

“If I sit with someone who speaks French like I do, we’ll just throw their name back and forth and back and forth and we’ll say, ‘Well, OK, what happens with this vowel?’ You know, the vowel sound in French compared to the vowel sound in English. And eventually it comes up.”

Sue cites a recent example, when she traced the modern-day surname Watso back to Watzeau.

Often, it’s not just a change in spelling. Many French names were directly translated into English. Sue lists off a few: “Mr. Little would have been Mr. Petit. Le Grand, the tall one. Seymour is really not Seymour it's Cinq Mars, the 5th of March.”

In some cases, translating or altering a name may have been intentional. That was likely the case for one of the society’s founders, John Fisher. His father’s name was Poissant. (The French word for fish is poisson.)

One possible factor for John’s father? He was running a business: the NBC Bakery in Burlington.

“I don't know that people necessarily felt the need to translate their names unless they had ambitions of middle class status,” says Susan Ouellette, the history professor at Saint Mike’s. “But a lot of this I think happened organically.”

Susan says while some people hand-picked their new names, others didn’t really have a choice in the matter. It was done for them, through the Federal Census, which really ramped up in 1850.

“Census-takers were hired to go out and canvass neighborhoods and write down the information about the various populations of people that they were counting,” Susan says.

And the average Census-taker didn’t speak French.

“And he would ask, you know, who lived here, and he'd write down what he heard. Which meant that often French names got not directly translated, but instead there would be a kind of corrupted transference of what the name was.”

So, for example: Say a guy’s name is Jean Baptiste Viens dit Lumiere. When the Census-taker heard that, he’d write down John Lumen.

And that, Mesdames et Messieurs, is Anglicization.

“So some of this is accidental. Some of it is a product of linguistic misunderstandings and illiteracy,” Susan says, “And some of it was deliberate — but not so much as you would think.”

It makes sense that there are lots of reasons French Canadian names got changed — because there have been many chapters of French Canadian immigration into Vermont.

“It's not one stream,” says Susan Ouellette, our history guide. Susan says French Canadians have been in this region since before the American Revolution, and have migrated in waves of different sizes over the centuries. She says the biggest wave was probably during industrialization, in the heart of the 1800s.

“I think most people who think about this, that's the wave that gets recognized,” Susan says.

By 1860, more than 16,000 French Canadians were living in Vermont, more than double any other state in New England. Their presence was so pronounced that when the writer Nathaniel Hawthorne visited the Burlington waterfront, he wrote in his travelogue that if he didn’t know for sure that Vermont was indeed in America, he’d think he was in Canada.

“Because there were so many French people and Canadian money, and everyone around him [was] speaking French,” Susan says.

Burlington, Winooski and Manchester had the jobs that drew people here. There was work in and around the mills and factories that were cranking at the time.

“And so, that's not lost on French Canadians, and they're not far away,” says Susan, noting that it was most common for young girls to take jobs in the mills. Mill owners actually preferred immigrants to the so-called “Yankee girls.”

“Yankee girls saw themselves as deserving more respect and better pay and better treatment than the mill owners actually wanted to give,” Susan says.

So when immigrants begin to show up, including French Canadians, “the factory owners start to see, here is a population of people that they can use to kind of edge out the more annoying Yankee girls who are making demands.”

And once one family member got a job down in Vermont, others would usually follow.

“The function these days doesn't have quite the positive ring to it,” Susan says. “But it's a kind of chain migration.”

In 1995, a woman named Claire Chase recounted how her family congregated in Winooski. She told the Vermont Folklife Center’s Jane Beck:

“My grandfather came down to work in the mill. They had relatives here. My grandfather's brother was here and there were other people from my grandmother's hometown, which was Cap-Santé, very near Quebec City … It was a case where cousins would say, ‘We're here . Come down, there's work here. We have our own church. We have our own school.’”

These islands of French culture were known as “Little Canadas,” where everyone from the grocer to the undertaker was French.

Because of this, Susan says, “you didn't need to learn English unless you had to.”

And indeed, as Claire Chase recalled: “The first six years of my life were lived entirely in French, and I had absolutely no contact with anyone else who were not Franco-Americans.”

Eventually, the main flow of French Canadians shifted from Vermont to other New England states, leaving us with the smallest percent of the region’s population by 1930. But the “Little Canada” of Winooski held on to its French Canadian heritage. And you can still find it today, if you know where to look.

If you live in the area, you may know Winooski best for its sometimes harrowing traffic circle, which is right in the center of downtown.

Nearby are the Winooski Falls. They were the power source for the mills worked by many French Canadian immigrants, including Rita Martel’s parents.

“My mother went to work there at the age of 12,” she says.

Rita is in her 80s. She’s the former president of the Winooski Historical Society and she remembers the almost comical lengths to which her family would go to keep their jobs.

“My grandmother would dress them to look more mature than their age, but then they would get caught and they would get fired,” Rita says. “Then grandmother would redesign their style … and down they go and get rehired.”

Rita says the mills created a tight-knit community.

“It was a neighborhood in itself. People supported one another,” Rita remembers. “They had a lot of conflicts, but they were able to iron it out and discuss it.”

The mills closed in the 1950s. The remaining mill buildings now house condos, offices and restaurants. But for decades, they were the economic engine behind a bustling French Canadian community. A central part of that community was St. Francis Xavier Church. It’s up the hill from downtown.

Outside that church, we met two local history buffs, Joe Perron and Kim Chase. Kim is the daughter of Claire Chase. Joe is the new president of the local historical society, and he also grew up in Winooski.

Kim and Joe point out that Winooski was not exclusively French-Canadian. There were also families of Polish, Lebanese, Italian, Irish and Syrian descent. Kim and Joe don’t have the exact numbers, but of all those groups, French Canadians were the largest — and St. Francis church was built through many small donations from working-class French Canadian families.

Joe looks up at the church, a tall, red brick structure with two steeples topped with aging copper, and points out some details.

“Do you see where the louvered parts are? Each one of them has a little Canadian maple leaf on it,” he says.

St. Francis parish was established in 1868 as many new families arrived from Quebec. Joe and Kim say, given the prominence of the Catholic Church in Quebec at that time, it was crucial to establish a French parish with French-speaking priests.

“It was not only worshipping in their native language, but it was also to be able to receive the sacraments, Joe says. “So if they were to go … to the Sacrament of Reconciliation — confession — that would be important to have a French speaking priest. But also marriages, baptisms, funerals, all of the social events that are centered around the church.”

The sanctuary is lined by colorful frescos and intricate stained glass. Joe says this served as a sort of beacon back to Quebec.

“People who had established themselves in Winooski would tell relatives in Canada, ‘Well hey, it's not so bad here.’” And this was one of the ways that they could make it appealing, he says. “We have a beautiful French parish here where you can come and worship you don't have to sacrifice all of your culture by coming here.”

Next door to the church is another landmark of French Canadian Winooski: St. Francis Xavier School. It was founded in 1862, and for many years, it was run by the Sisters of Providence. Their former convent is across the street.

“The French speaking population of Winooski thought it was more important to have a school built before they had a church built,” Joe says, “because if they had a school they could preserve the language.”

According to Tom Devarney, who went to St. Francis starting in 1946, half of every school day was taught in English, half the day in French. As Tom tells it, into the 1960s, school subjects were pretty evenly divided.

“The French side was catechism, bible history, art, French grammar, French literature, some math,” he says. “English was geography, history, English literature, science… so it was like, you got two parts of your psyche. This is this and this is that.”

Sue Valley grew up in Winooski and went to St. Francis around the same time as Tom. She also spoke French at home, but in a dialect her teachers didn’t like.

“I'd get my hands smacked if I said mweh à la place de moi, for example,” Sue says. “But then when I get to high school with the Irish nuns, I got thrown out of French class. I was fooling around and so I was told, ‘What would you like?’ I said, ‘Give me Spanish!’ And so I ended up majoring in Spanish and teaching French and Spanish for 30 years.”

Back outside St. Francis School, Kim Chase says having bilingual classes not only preserved French it also helped older generations who didn’t speak English.

“My grandmother did not speak any English and was illiterate so that, you know, that was important in that she had to kind of try to learn English by pretending to help her kids with their homework,” she says.

But like we heard before from Kim’s mother Claire, English fluency wasn’t really necessary in Winooski.

“The French Canadians had their own bubble, Kim says. “I mean, it was very much self-sufficient.”

Joe Perron adds it really wasn’t the French Canadians that had to learn a new language.

“A lot of the English speakers in Winooski had to learn French if they wanted to be successful in business … I think it prompted some bilingualism on the part of the so-called Yankees as well.”

But not all so-called Yankees were so open-minded.

According to our question-asker Francis Tenney, his grandmother Doris Leclair, a first-generation Vermonter who grew up in St. Albans, was told not to speak French at home.

“And the reason she was not to speak French in her own house was because with the French dialect, they would treat her differently than they would with somebody that spoke with an English accent,” Francis says.

Francis, who lives in Northfield, wanted to know more about the discrimination that some French Canadians faced in Vermont, and why it isn’t talked about more.

“It’s just been swept under the rug,” he says. “You know, I don’t want to — what happened in the past I can’t change, but it’s like, c’mon guys, we’ve all got skeletons in the closet, and it’s time that we let things go as long as we’re not still going in that bad direction.”

Another interview conducted by the Vermont Folklife Center speaks to the difficulties of being a Franco American in Vermont. “Where to be begin?” Martha Pellerin said with a laugh, when talking to the late, great folklorist Greg Sharrow in 1997.

(Side note: Martha was a collector of Franco-American song and a musician herself. She was a member of Jeter le Pont, one of the bands we’re feature in this month’s episode. You can listen above.)

Martha grew up in Barre, and hearing to her talk about her childhood, you get the sense that Francis’ grandmother Doris would have been able to relate.

This quote has been edited for length:

“To be a first-generation Franco-American, basically you deal with most of your life lots of cultural conflicts that, before you're 20, when you're in high school even, 16-, 15-years-old, you're pretty burned out because you're continuously given mixed messages. In graded school you're told not to speak French. You get to high school and you have to take a second language, and suddenly it's important to know French? And you've almost lost all your French already because you've tried so hard to do right, to do the right thing. Then you get into high school and they're like, ‘You should take French.’ And then you get into French class and you figure you're going to get an easy A and you come out with a D because they don't like the way you speak French. So no matter what, it's always a situation where you always feel inadequate. You never quite feel like you got it all together. And I'm sure that's the same with lots of first-generation ethnic anybody. I'm sure it's not just an experience that Francos had.”

Martha was aware of the universality of her experience — that difficult back and forth between two cultures. And because French Canadians and Franco-Americans were minorities in Vermont, they were also subjected to more organized discrimination. Professor Susan Ouellette talks us through two forms that it took.

You might think of the KKK as a group that only targets African-Americans. But historically, it was against a whole range of minorities, including Catholics.

“And it's the anti-Catholic language that really affected French Canadians because they were Catholic,” Susan says.

Susan says it established a presence — albeit a short one — in the Green Mountain State. (Though it’s important to note that there is still some Klan activity in modern-day Vermont.)

The KKK arrived in Vermont in the 1920s and began trying to recruit people.

“Vermonters are, generally speaking, I think they’re really torn,” Susan says of that time. “There are people who begin to be attracted to the message of the Klan, which at that point is very xenophobic. The anti African-American aspect of it is less of an issue here because there aren't large populations of black folks. And so it's the anti-Catholic, anti-Jewish aspect of the Klan that really appeals. But there's also people who are very stridently opposed.”

A scholar named Mark Paul Richard writes about this in his book, Not a Catholic Nation: The Ku Klux Klan Confronts New England in the 1920s. Mark didn’t want to be interviewed for this episode, but his book is really interesting. He digs up all newspaper editorials roasting the Klan for things like bigotry and lawlessness. That said, the group did have a foothold in the state, and hoods were donned and crosses burned. In July of 1924, there was a cross-burning at the Catholic cemetery in Montpelier. Frances Emmons Carver was a young girl at the time. Here’s what she wrote about it years later:

The KKK was also officially opposed to drinking, so their reputation in the state took a hit when, in 1924, a group of Klansmen got drunk and broke into a cathedral in Burlington. You can read all about it in Mark’s book. Susan knows the story, too.

“Eventually, these guys were caught and prosecuted. And I think that it really made it clear to a lot of Vermonters that the Klan really wasn't an organization that was about sobriety and purity and so on,” she says. “And basically, by 1925, 1926, it's not a vibrant organization.”

However, at around the same time, a second form of persecution came along that targeted minorities in Vermont.

The Eugenics Movement

“The eugenics movement was a far more subtle and perhaps more damaging kind of wave of misplaced pseudoscience, I guess is the way I would describe it,” Susan says.

This is something that another question-asker, Diane Alberts of Rutland, asked us about. Diane wasn’t able to talk to us for this episode, but in any case: That pseudoscience was championed by a University of Vermont zoology professor named Henry F. Perkins.

“And so the idea was, you didn't want people who were considered to be ‘substandard’ people to reproduce,” Susan says, “because then that would diminish the vigor among American people.”

We’ve covered this disturbing history in a previous episode, about the Abenaki Native Americans. They were persecuted — along with poor people and the so-called “feebleminded.” People who were considered marginal were sterilized so they wouldn’t have kids. The idea was to address “degeneracy” and combat poverty.

“There was this idea around, from state leaders, that the cause of these failures in Vermont were due to this incoming foreign weaker element, so to say,” says Mercedes de Guardiola.

Last year, when she was a senior at Dartmouth College, Mercedes wrote her senior thesis on Vermont’s eugenics movement. She talked to Vermont Edition about it, and said that Henry Perkins didn’t actually target French Canadians in the way he did other groups.

“He definitely does in some of his letters say that he doesn’t quite think that they’re the root of this degeneracy,” Mercedes notes.

And even if French Canadians were targeted for sterilizations, Mercedes says, “it’s hard to determine to what extent because a lot of these records from institutions have been lost, and there’s issues with the sterilization records we have now.”

At the very least, Mercedes says French Canadians were subjected to anti-immigrant sentiment — not from the KKK this time, but from people who believed in the purported science of eugenics.

“Most Vermonters, especially state leaders and institutional officials who were supporters of the eugenical movement, were fairly biased against French Canadians like other immigrant groups,” Mercedes says, “kind of again getting back to this ‘foreign weaker element.’”

Mercedes’ full interview with Vermont Edition is definitely worth a listen — especially if you weren’t aware of this history. Susan Ouellette says it’s not exactly a story that gets top billing.

“I think it's not a proud moment in the state's history,” Susan says. “And I think it's one that people would happily forget.”

There’s another reason French Canadians may have been misunderstood or looked down upon by so-called Yankees.

Susan puts it this way: In the mid-20th Century, the definition of success for a white, middle-class Vermonter “would have been: education, maybe white-collar occupation, achieving homeownership, a better life for your children — all of those things would have been really important hallmarks of your success.”

But Susan says for French Canadians, that measure of success was a little different.

“Family, and large family and integrated family was of much, much greater value to them,” she says. “And so one of the reasons why these communities were so vibrant and so interconnected was because of these large families that were figured far more horizontally than vertically.”

And beyond the extended family, Kim Chase says there was a commitment to building institutions for the community.

“I don't think they were flaunting but they certainly were proud of what they could put together,” she says, standing in St. Francis Xavier Church. “French Canadians were criticized for, ‘They never want to get anywhere socially.’ Trying to compare the Yankee mentality of, you know, this social ladder, has nothing to do with French culture. Like for the most part it's, if everybody's fed, we're together and people are getting along, that everything is good.”

Back in Derby Line, Bertha Patenaude pulls out an old school photo from the days when her now-husband Albert was in class with Simone, just east of here, in the town of Holland.

Albert points people out, many of them now deceased.

But new generations are coming up right behind. Bertha and Albert have six kids and 12 grandkids and seven great-grandkids. They babysit their grandson Aden three days a week.

A few years ago, Bertha and Albert sold their family businesses to Aden’s parents, and now Jason and Alison Patenaude run the excavating outfit and Sweet Meadows Maple Products.

They drive down the road to the sugar house, where Jason and a few of his employees and buddies are getting ready to boil sap. His parents take in the scene with pride.

A few more relatives join in the mix, including a son and a great-granddaughter. This is clearly a family operation, and Jason says he’s proud to be carrying it forward.

“A lot of people call it a hobby, but for us it’s more of a way of life,” he says. “It’s something we’ve always done, and we take a lot of pride in making maple syrup.”

Bertha, Albert and Simone say crossing the border into Canada isn’t as easy as it used to be. They say things really changed after 9/11, so they don’t go there as much as they used to. But they also don’t really need to. For the most part, their families are here now.

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Brave Little State is a production of Vermont Public Radio. We have support from the VPR Innovation Fund, and from VPR members. If you like this show, consider becoming one.

The archival recordings of Claire Chase and Martha Pellerin were used courtesy of the Vermont Folklife Center. To access these and other recordings in the Vermont Folklife Center Archive please visit them at vermontfolklifecenter.org.

Special thanks this month to Andy Kolovos, Madeleine Winterfalcon, Lynn Johnson, Ed McGuire, Scott Wheeler, Ian Drury, Betty Smith, Kari Anderson, Lise Larivee, Emily Corwin and Paul Carnahan.

Our editor is Lynne McCrea and our theme music is by Ty Gibbons. We have engineering support from Chris Albertine. Other music in this episode was used by permission or via a Creative Commons license: